Mikuláš Černák est le symbole de toute une génération de bandits qui s’est épanouie pendant la transition entre socialisme et capitalisme en Europe centrale, et face à laquelle les systèmes judiciaires se sont révélés impuissants, voire complaisants. L’ex-parrain de Banská Bystrica fait remonter une histoire pénible, celle des années 1990, quand l’Europe post-communiste est devenue un « Far East ».
Article publié avec l'accord du Centre de civilisation française et d'études francophones de l'Université de Varsovie.
L’homme qui entre au tribunal, le 24 septembre 2025, s’est bien apprêté : chemise bleue, cheveux coupés, visage rasé ; des efforts d’élégance, qui contrastent avec sa carrure large, sa mâchoire carrée, et surtout avec les commandos de la police qui l’encadrent. Jadis, Mikuláš Černák posait pour les photographes, en moustache et blouson de cuir, avec un tigre au bout d’une laisse. Aujourd’hui, il a perdu son tigre, son blouson, sa moustache ; et son teint est livide comme les murs de la cellule où il a vécu 27 ans.
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