Viktor Orbán avait su se jouer quinze ans durant des oppositions traditionnelles de gauche et libérale. Pas de Péter Magyar, l’opposant issu de ses rangs qu’il n’a pas vu venir et qui a su retourner contre lui les flèches décochées par le régime.
En février 2024, deux ans après avoir remporté haut la main un quatrième mandat de suite, le Fidesz déjà vulnérable en raison de la forte inflation et la dégradation généralisée des conditions de vie est ébranlé par le scandale de grâce présidentielle pour le complice d’un pédocriminel qui écorne son image et atteint sa légitimité jusque dans son propre camp. Cette combinaison ouvre une brèche par laquelle s’engouffre Péter Magyar, jusque-là haut-fonctionnaire de la nomenklatura du Fidesz. Deux ans plus tard, il écrase les législatives le 12 avril 2026 avec 53,2 % des voix et détiendra 141 des 199 députés à l’Assemblée nationale. Voici les principaux ingrédients de la recette de sa percée fulgurante.
Redonner espoir
Orbán . . .
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