Euro 2012 : une victoire pour faire plaisir à Orbán

Mardi soir à Budapest, la Hongrie devait s’imposer face à la Moldavie dans  son deuxième match des éliminatoires de l’Euro 2012 de football (groupe E). C’est maintenant chose faite (2-1). Après sa déroute contre la Suède samedi (2-0), elle garde un contact tout relatif avec les deux premiers et grands favoris du groupe, la Suède et les Pays-Bas, à 3 points derrière.

Hier soir au stade Szusza Ferenc de Budapest, il y avait plus de 9000 spectateurs selon le quotidien Nemzetisport, et seulement 5000 selon MTI. Sur le terrain, après une première mi-temps crispée, c’est le talentueux Gergely Rudolph qui a ouvert la marque d’une belle frappe sur corner, à l’entrée de la surface de la réparation (50ème minute). Vladimir Koman a creusé l’écart d’une frappe similaire (66ème minute) avant que la Moldavie ne marque à son tour à la 79ème, par Suvorov. Heureusement pour les Hongrois, la réaction moldave en est restée là.

Dans le groupe D voisin, la « nouvelle » équipe de France s’est rattrapée de sa mauvaise première prestation face à la Biélorussie, en battant la Bosnie 2 à 0 à Sarajevo. La Roumanie, elle, a essuyé une seconde contre-performance d’affilée (1-1 à domicile contre l’Albanie samedi et match nul et vierge à Minsk hier).

La « politique – football » de Viktor Orbán

Viktor Orbán, Premier ministre hongrois très investi dans les affaires du football national, peut pousser un « ouf » de soulagement après avoir déclaré, samedi en prélude des éliminatoires de l’Euro 2012, vouloir tout faire pour remettre le « foci » magyar au top niveau dans les toutes prochaines années. C’était une des parties populistes phares de son programme électoral. Selon lui, bien que son équipe eût pratiqué un jeu assez médiocre samedi soir en Suède, la nouvelle génération hongroise pourrait faire très bonne figure parmi les meilleures nations du ballon rond, à condition que la Fédération soit « bien gérée ».

Dans une interview sur la chaîne Sport1 samedi soir avant le match, Orbán s’est donc félicité d’avoir fait nommer un proche à la tête de la Fédération hongroise de football : le banquier Sándor Csányi, à la tête d’OTP. A l’heure où la FIFA reprochait à la France de trop mettre son nez dans les affaires de la Fédération après le fiasco de la Coupe du Monde, il semble que le Premier ministre hongrois n’a pas peur de froisser Sepp Blatter. Si la Hongrie venait à (re)devenir une grande nation du football, il devrait peut-être reconsidérer ses activités dans le milieu.

En ce qui concerne l’équipe nationale, l’ancien sélectionneur des juniors, qui ont terminé troisièmes du Mondial des moins de 20 ans l’an dernier, a déja remplacé le Hollandais Erwin Koeman il y a quelques semaines. C’est donc Sandor Egervari qui a désormais la responsabilité de sélectionner ses « poulains » en équipe A, et de les emmener au Mondial 2014 brésilien. Dans un groupe difficile, la qualification de la Hongrie à l’Euro 2012 ne serait donc qu’un « bonus » dans les plans footballistiques d’Orbán.

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