Une légende du foot hongrois meurt sur le terrain

Zoltan Varga, est décédé lors d’un match de vétérans à Budapest ce week-end. Ce champion olympique de la sélection hongroise à Tokyo en 64, médaillé de bronze de l’Euro la même année et ancien attaquant dans plusieurs grands clubs européens, a été victime d’un arrêt cardiaque en jouant au foot, quelques instants après s’être effondré sur le terrain.

Avec Ferencvaros de la grande époque, son premier club, il a remporté 4 fois le championnat de Hongrie, et en 1965, la « coupe des Villes de Foires », désormais nommée Europa League. Un palmarès qui a de quoi faire rougir la plupart des footballeurs hongrois actuels.

Une carrière et une reconversion digne de sa génération

A partir de 1968, Varga a fui le communisme et a joué dans de nombreux clubs où il a connu des fortunes diverses. Suspendu pendant 2 ans pour une affaire de pot de vin au Hertha Berlin, il est devenu une véritable star en Ecosse, l’année suivante, alors qu’il ne joua que 31 matches pour Aberdeen. Transféré à l’Ajax d’Amsterdam pour remplacer le légendaire Johan Cruyff, il n’a pas convaincu mais a continué son petit tour d’Europe, finissant sa carrière, en Belgique, à Gent. Revenu dans au pays en 1977, il est devenu entraîneur de Ferencvaros, de Budapest Honved, du Dunaferr FC, du Diosgyori VTK et du Gyori ETO FC.

Des hommages jusqu’en Ecosse

Les funérailles de Varga, cette semaine, devraient donner lieu à de nombreux hommages, en Hongrie et ailleurs. Gordon Bajnai, a rendu, hier, l’un de ses derniers hommages en tant que Premier ministre. Il a décrit Varga comme étant «un joueur incroyable et une figure du football hongrois.» En Ecosse, les supporters d’Aberdeen, qui n’ont pas la mémoire courte, pleurent celui qu’ils considèrent comme le joueur le plus doué ayant évolué dans le club de leur cœur. Jack Webster, qui a écrit un livre pour fêter le centenaire du club écossais avait eu des propos élogieux à l’égard de Zoltan Varga : «Si le football était un vin, Zoltan aurait été un Champagne millésimé».

Nicolas Gidaszewski