Football : la Coupe du Monde « volée » aux Hongrois en 1954 !

« Ça va faire jaser dans les kocsma », comme dirait l’autre… L’édition numérique du quotidien Le Monde a rapporté, mardi, une étude du Comité olympique allemand selon laquelle les héros germaniques de la Coupe du Monde  de 1954 en Suisse étaient dopés à la pervitine, une drogue psycho-stimulante plus connue sous le nom de méthamphétamine. Autrement dit, « le miracle de Berne », la finale que la Mannschaft a gagné 3 buts à 2 face aux grands favoris hongrois de la compétition cette année-là, ne serait peut-être qu’une « supercherie » selon le journal.

Les Allemands sont connus pour se flageller quant à leur Histoire et leurs « gloires » passées. Cette fois, c’est leur première victoire en Coupe du Monde qu’ils remettent en cause avec cette étude sur « le dopage allemand », qui révèle que la pratique du dopage dans le sport de haut niveau en RFA date de 1949.

A la Coupe du Monde 1954,  le « onze d’or » magyar de Ferenc Puskas et Sándor Kocsis n’avait pas perdu depuis 1950 (31 matchs sans défaites). Lors des phases de poules, les Hongrois avaient même infligé un cuisant 8-3 à l’équipe d’Allemagne de l’Ouest, qui n’espérait pas aller aussi loin dans l’aventure, comme en témoigne le film « Le miracle de Berne » sorti en 2003. Après les premiers résultats de l’étude universitaire dont les travaux définitifs paraîtront en 2012, la première étoile du maillot allemand est maintenant ternie. Et les Hongrois trouvent encore une très bonne excuse de se sentir victimes de l’Histoire.