A Kolontar, le cauchemar continue

Le secrétaire d’Etat hongrois à l’environnement, Zoltan Illes, est formel : une nouvelle inondation de boue est inévitable car la digue nord du bassin de déchets toxiques est condamnée à s’effondrer. Une course contre la montre est lancée pour tenter d’en limiter les dégâts.

Des fissures détectées jeudi se sont élargies depuis et la digue est dans un état tel qu’il n’est plus possible de la colmater. « La tragédie peut se produire dans un jour ou dans une semaine », a prévenu Zoltan Illes.

« Le travail est monumental, nous devons être prêt à une longue lutte« , a expliqué le secrétaire d’Etat à l’environnement. Sur place, les autorités se sont lancées dans une véritable course contre la montre. La priorité est de protéger les habitations de Kolontar qui n’ont pas été détruites par la première inondation. Il s’agit de dresser une digue de 10 mètres de hauteur et de 600 mètres de longueur. Elle devrait être achevée d’ici lundi soir. Ce qui ne signifie pas pour autant que les 715 habitants déplacés samedi matin pourront regagner leurs foyers dès la fin de la construction.

Il s’agit aussi de tenter de canaliser la seconde coulée de boue vers un second réservoir…qui reste à être construit à posteriori. L’enjeu est crucial car les experts environnementaux estiment que le bassin contient encore quelques 2,5 millions de litres de boue toxique qui pourraient se répandre à une distance d’un kilomètre. Les cours d’eau Tolna et Marcal sont condamnés par la seconde coulée à venir. C’est donc sur la protection du Danube que les efforts se concentrent.

L’autorité sanitaire ANTSZ a indiqué que le port de masques-filtres, de lunettes de protection, de bottes et de gants de caoutchouc est indispensable sur les lieux de la catastrophe car « le degré de poussières dans l’air dépasse le niveau sanitaire ».

Samedi, le bilan s’est alourdi pour s’établir à sept personnes tuées.

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