« Les Soviétiques ont eu une sorte de gueule de bois impériale »

Au-delà des symboles et images fortes de l'année 1989, Pierre Grosser revient avec nous sur les dynamiques et événements qui ont mené à l'effondrement de l'Empire soviétique. Enseignant à Sciences Po, spécialiste de l'histoire des relations internationales, il réédite dans le collection Tempus de Perrin son livre 1989. L'année où le monde a basculé ainsi que L'Histoire du monde se fait en Asie. Une autre vision du XXe siècle chez Odile Jacob. Entretien.
La série d’événements qui ont fait de 1989 une année de bascule d’un monde à l’autre ne vient pas de nulle part. Pourriez-vous revenir brièvement sur les dynamiques qui les ont rendus possibles ?

On a effectivement le souvenir des foules dans la rue comme en Tchécoslovaquie, les manifestations du lundi en RDA, etc. C’est cette idée que les sans-pouvoir, pour reprendre l’expression de Vaclav Havel, on fait tomber des régimes qui semblaient devoir tenir encore très longtemps. C’est évidemment une des interprétations les plus simples, qui n’est pas fausse. Mais si ces régimes se sont effondrés . . .

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Gwendal Piégais