La mémoire du cinéma hongrois ne s’efface pas. « Personne ne savait où mettre les films dont les premières bobines remontent à 1910 ».

Depuis soixante-six ans, malgré les changements politiques, l’Institut National du Film (NFI) conserve la mémoire et les trésors du cinéma hongrois et restaure les films de patrimoine. Le 18 mai, le film restauré « La Dame de Constantinople », réalisé en 1969 à Budapest par Judit Elek, sera présenté au festival de Cannes en présence de la réalisatrice, âgée de 85 ans.

En remontant Budakeszi ut, sur les hauteurs de Buda, le bâtiment sans âme dénote au milieu des maisons bourgeoises à l’architecture soignée. Pour y accéder, il faut passer un portail anonyme, monter quelques marches d’un escalier en béton qui mène à un parking avant de se retrouver face à une banale porte vitrée. Aucune plaque, ni fronton indique que nous entrons dans le prestigieux Institut National du Film (NFI) qui rassemble dans ses sous-sols la mémoire et tous les trésors du cinéma hongrois rescapés depuis plus d’un siècle . . .

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Daniel Psenny

Journaliste, ex-« Le Monde ».