En Tchéquie, auprès des Ukrainiennes qui travaillent au noir

Des milliers de femmes ukrainiennes corvéables à merci viennent trimer en République tchèque pour moins de 3 euros de l'heure, afin de rapporter de quoi vivre au pays. Avec la peur de la police en prime. Une enquête de la célèbre journaliste tchèque, Saša Uhlová.

"Et c'est qui ça, "ils" ?" demandé-je à une femme d'environ 50 ans. Elle lance un regard sur les tables du café à moitié vide où nous sommes assises. Je perçois de l'angoisse dans ses yeux. "Les mafieux", chuchote-t-elle. "Mais ils sont gentils", s'empresse-t-elle d'ajouter. Elle regrette visiblement déjà de s'être laissée convaincre de nous rencontrer. "Ils m'ont tout arrangé. Visa, voyage, travail. Et ils me paient. Ils me paieront toujours dans les temps pour le travail", décrit-elle. Natalia est venue en Tchéquie pour la première fois il y a plus d'un an. Elle s'y est décidée après avoir été incapable de trouver du travail en Ukraine. Elle a d'abord essayé d'obtenir un visa de travail légal par le système électronique Visapoint . . .

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Saša Uhlová